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Histoire de jouets 4-Critique


Crédit photo: Youtube / Disney

Le célèbre shérif Woody, l’astronaute Buzz Lightyear et tous les autres jouets auraient-ils dû s’exempter d’un quatrième volet, rester dans le coffre à jouets? Ou, au contraire, pouvaient-ils nous émerveiller et nous faire passer par toute la gamme des émotions, à nouveau? Oui. Avec brio, Pixar nous livre un véritable chef-d’oeuvre cinématographique.

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Le glorieux film commence en nous plongeant neuf années en arrière, en nous racontant la triste disparition de Bo Peep, la tendre figurine de porcelaine que Woody affectionne tant. Cette scène, d’une grande intensité et beauté visuelle, nous fait prendre conscience à quel point la Bergère nous avait manqué. En effet, nous ne l’avions pas vu depuis 1999 (lors du deuxième volet de la franchise)!

Histoire de jouets 4 se positionne ensuite dans le présent, dans la chambre de la nouvelle enfant des jouets d’Andy, Bonnie. Cette dernière assiste à sa première journée à la maternelle, loin des jouets qui lui font vivre toutes sortes d’aventures. Ne sachant quoi faire, elle crée Fourchette (interprété par François Bellefeuille au Québec), une cuichette (cuillère et fourchette) aussi rigolote qu’attachante, qui est faite de déchets. Woody, dont la loyauté le définit plus que jamais, profitera d’un voyage en VR pour faire comprendre à Fourchette qu’il est un jouet et à quel point il est important pour Bonnie.

Au cours de son périple, à la fois physique et intérieur, Woody retrouvera sa compagne de longue date, Bo Peep, qui a beaucoup changé. Elle est désormais une femme forte, qui n’a pas peur du danger. Cette transformation vient aussi avec un nouvel état d’esprit contraire à celui du cowboy à ficelle: elle n’a plus besoin d’un enfant pour être heureuse.

Émotions au rendez-vous!

C’est une quête identitaire et existentielle (autant chez Fourchette, qui se demande pourquoi il est en vie, que Woody, qui cherche un moyen d’assurer sa subsistance après la vie avec Andy) que les principaux antagonistes traverseront, et qui nous fouetteront à coup de larmes et de rires, telle une arène d’émotions.

Histoire de jouets 4 est probablement le film le plus drôle (autant pour les jeunes que pour les adultes) de la célèbre et acclamée franchise. Les blagues et situations cocasses fusent de toutes parts, notamment grâce au duo Ducky et Bunny. Ces deux peluches inséparables (littéralement) nous font rire à plusieurs reprises, dans des mises en scène absurdes, mais magnifiquement bien ficelées. Croyez-moi, dans Histoire de jouets 4, on rit beaucoup!

L’amour et le rejet d’un enfant sont deux des principaux thèmes du film. D’ailleurs, l’un des nouveaux personnages, Duke Caboom, un jouet cascadeur fièrement Canadien, en garde un bien mauvais souvenir. En effet, il a lâchement été rejeté par son propriétaire, Ryan, à cause d’une publicité mensongère voulant qu’il soit capable de réaliser toutes sortes de prouesses techniques. Or, Duke n’en est point capable, physiquement et mentalement.

Que ce soit un cascadeur incapable de réaliser des pirouettes ou une poupée ne trouvant pas d’enfant en raison d’une défectuosité, dans ce film, plusieurs personnages vivent avec un passé houleux et difficile, croyant que seul l’amour d’un enfant puisse guérir leur plaie béante.

Personne ne restera de marbre lors de la fin du film (qui est également la fin de la série), lors d’une situation que nul ne pouvait anticiper. Les dernières minutes du long-métrage arracheront sans doute quelques larmes à plusieurs d’entre vous, lors d’un événement déchirant, mais magnifique à la fois.

Un visuel incomparable

Histoire de jouets 4 est le film d’animation au visuel le plus soigné que j’aie vu. Les détails sur chaque jouet et chaque décor (de la fête foraine au magasin d’antiquités, parsemé de bibelots et articles en tous genres) sont incroyables. À plusieurs reprises, lors du visionnement du film, j’ai été impressionné par un tel rendu visuel. Chaque personnage semble si réel! Et que dire de la porcelaine de Bo? Elle brille comme neige au soleil.

Le film Histoire de jouets 4 n’est pas la suite de trop, au contraire. Il s’agit probablement du meilleur opus de la saga. Je vous le recommande chaudement, pleinement. Pour ses notes émotives, son orchestre visuel époustouflant et ses personnages plus qu’attachants, ce film est un véritable chef-d’oeuvre.

5/5

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